Rentrée: un programme"grandeur nature"
Un nouveau bâtiment, un car, le lycée professionnel agricole de Kerlebost continue de consolider son enseignement avec de nouveaux outils. Dans un secteur en demande de main-d'oeuvre.
Depuis l'achat de la ferme de Kerlebost, en 1984, à Saint-Thuriau, le lycée professionnel du même nom a bien grandi. Il inaugurera, le 24septembre, un nouveau bâtiment administratif flambant neuf.
Des élèves embauchés avant la fin des études
«La ferme est aujourd'hui un outil pédagogique pour l'établissement, qui accueille 200 élèves, de la 4e au BTS, avec une filière unique en Morbihan, le bac pro gestion des milieux naturels et de la faune», note son proviseur, Yvonick Lorcy. Les effectifs se tassent néanmoins du fait de la réforme du bac pro en trois ans (au lieu de quatre précédemment). Le lycée développe deux axes de travail: d'un côté, la production agricole, de l'autre l'environnement. Le tout regroupé sous un étendard: «La nature au programme». Un enseignement très concret qui vaut au lycée un fort taux d'insertion professionnelle. «Certains sont mêmes embauchés avant de finir leurs études. On a du mal à les retenir jusqu'à la fin de leur formation», souligne Yvonick Lorcy. Il est vrai que ces offres d'embauche sont parfois un sacré dilemme pour des élèves de 18 ans ou à peine plus, tiraillés entre volonté d'indépendance et assurance du diplôme.
Un car pour les déplacements
Ici, le terrain, c'est la priorité de l'enseignement. «Le matin, les élèves sont en cours et l'après-midi
ils passent à la pratique. D'ailleurs, on a acheté un car afin de favoriser les déplacements des élèves et ne pas être à chaque fois dépendant d'un transporteur», indique le proviseur. Il est vrai que les élèves sont souvent sollicités par les associations ou les collectivités locales pour intervenir sur un chantier ou nettoyer une rivière, par exemple. Un lien indispensable avec les espaces naturels, selon Yvonick Lorcy. Sans compter que les élèves sont souvent les bâtisseurs de leurs propres projets. Au cours des années précédentes, certains ont visité l'Inde ou le Mexique. «Chaque classe a son voyage. C'est aux élèves de le définir et de l'organiser. Donc, cette année, on ne sait pas encore où ils vont partir».


